Vendredi 31 mars 2017 – 20h30

Même en faisant appel à Julien Clerc ou à Vincent Delerm, Alex Beaupain garde sa façon bien à lui de chanter ses peines sur des airs presque enjoués. Depuis dix ans, Alex Beaupain chante ses deuils et ses vertiges, les à-coups de l’existence se chargeant de nourrir sa mélancolie. Après la mort de l’amoureuse, fondatrice de sa vie d’artiste, c’est celle des parents qui plane sur ce nouveau disque « Loin ».

Imparable cruauté des années. Beaupain touche et à travers ses vertiges nous retrouvons les nôtres. Fortement. Chez lui, la pudeur de l’expression et l’humour sans illusion n’atténuent rien de la violence des sentiments : Loin nous serre le coeur, nous renvoyant à nos propres pertes.

« Tout a ton odeur réveille nos obsessions intimes. L’Amour en cage nous met face à nous-mêmes, sans concession... Histoire de respirer, le chanteur se repose sur d’autres compositeurs : Julien Clerc, aux partitions identifiables dès le premier instant et qui lui vont bien ; La Grande Sophie, pour une mélodie — comme si souvent avec elle — claire et vivifiante ; ou Vincent Delerm, plus posé et plus chagrin. Beaupain fait encore entrer dans la ronde deux voix inattendues : celle de Fanny Ardant, et celle de Maurice Pialat, saisissante, qui cite Van Gogh : « La tristesse durera toujours. » Au milieu d’une chanson d’apparence enjouée, la phrase sonne comme un pied de nez. Symptomatique de ce que fait désormais Beaupain : une pop désespérée, mais qui n’en a pas l’air. La tonalité y est rythmée, presque dansante… Il reste l’un des auteurs les plus marquants de la scène actuelle. Sans doute le meilleur. »

VALÉRIE LEHOUX - TÉLÉRAMA

« S’il existait encore des troubadours aujourd’hui, nul doute qu’Alex Beaupain en serait un. Il en a l’amour de la langue et une plume sans égale pour saisir les joies et les affres des amours qui naissent, durent et meurent. Le dernier album du prince Alex, Loin (Capitol), se révèle, en dépit de son titre, «très français». On y retrouve tout le charme des précédents: simplicité, authenticité, sensibilité. Le ton demeure mélancolique («par facilité, plaisante-t-il, tout en ajoutant: je vous mets au défi d’écrire une chanson sur le bonheur!»), mais les titres n’en sont pas moins entraînants. »

FRANÇOIS DELÉTRAZ - LE FIGARO

20€ (plein tarif) / 10€ (tarif réduit) catégorie B

Loin (nouvel album)

Centre culturel La Passerelle


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